Page d'accueil / Médias / Service de presse / 2007 / La Suisse est déjà un paradis fiscal – Non aux cadeaux fiscaux pour les gros actionnaires!

La Suisse est déjà un paradis fiscal – Non aux cadeaux fiscaux pour les gros actionnaires!

La propagande d'economiesuisse aimerait bien nous faire croire qu'en Suisse, les entreprises croulent sous la charge de l'impôt. C'est le contraire qui est vrai. En effet, les entreprises suisses paient bien moins d'impôts et de taxes diverses que leurs consoeurs de la très grande majorité des autres pays, comme le confirme une étude récente de PriceWaterhouseCoopers et de la Banque mondiale. Ainsi, la Suisse se place au deuxième rang européen de l'attractivité fiscale, juste derrière l'Irlande, mais devant tous les pays baltes et de l'Europe de l'Est. Et elle arrive en 24e position sur 178 pays examinés au plan mondial. Conclusion: il n'y a chez nous aucune urgence à diminuer encore plus l'imposition des entreprises, et encore moins à octroyer de nouveaux et généreux privilèges fiscaux aux gros actionnaires.

La propagande d'economiesuisse aimerait bien nous faire croire qu'en Suisse, les entreprises croulent sous la charge de l'impôt. C'est le contraire qui est vrai. En effet, les entreprises suisses paient bien moins d'impôts et de taxes diverses que leurs consoeurs de la très grande majorité des autres pays, comme le confirme une étude récente de PriceWaterhouseCoopers et de la Banque mondiale. Ainsi, la Suisse se place au deuxième rang européen de l'attractivité fiscale, juste derrière l'Irlande, mais devant tous les pays baltes et de l'Europe de l'Est. Et elle arrive en 24e position sur 178 pays examinés au plan mondial. Conclusion: il n'y a chez nous aucune urgence à diminuer encore plus l'imposition des entreprises, et encore moins à octroyer de nouveaux et généreux privilèges fiscaux aux gros actionnaires.On ne s'étonnera pas que l'Irlande soit championne d'Europe en matière de fiscalité des entreprises. On pourra en revanche être un peu surpris par la deuxième position occupée par la Suisse, qui manque de peu la première place. Surtout si l'on garde en mémoire les cris d'alarme lancés régulièrement par economiesuisse, qui n'a de cesse de nous convaincre que la Suisse doit absolument continuer de diminuer les impôts des entreprises de façon "ciblée" pour rester attractive sur le plan international. Le modèle d'une réduction ciblée, aux yeux de l'organisation faîtière de l'économie, ce sont les privilèges fiscaux pour les gros actionnaires (réforme de l'imposition des entreprises), sur lesquels le peuple aura à se prononcer le 24 février prochain, grâce au référendum lancé par le PS. Nous allons mener ces prochaines semaines une campagne active contre ce projet, avec l'appui de nos alliés. Sur un point, economiesuisse a raison: il s'agit bien d'un projet ciblé, très ciblé même. Le problème, c'est que ceux qui se retrouvent dans la cible ne sont pas ceux que l'on pense. Ainsi, les PME ne profitent pas des cadeaux fiscaux aux gros actionnaires, parce qu'elles sont le plus souvent des sociétés de personnes et non pas des sociétés anonymes. Et même quand elles sont organisées en SA, leur bénéfice est trop modeste pour qu'elles puissent envisager verser des dividendes substantiels. En fin de compte, ces privilèges fiscaux sur l'imposition des dividendes profitent en réalité à quelque 8400 gros actionnaires, qui n'en avaient pas vraiment besoin. Quant au prix de ces privilèges – soit 2 milliards de recettes en moins pour la Confédération, les cantons et l'AVS - , il sera assumé par les salarié-e-s, les bénéficiaires de rentes AVS et l'ensemble de la classe moyenne, dont les revenus, eux, continueront à être imposés à 100%.La Suisse, paradis fiscal
En comparaison internationale, la Suisse arrive à la 24e place pour ce qui est de l'attractivité fiscale générale, se positionnant dans le premier quart des 178 pays étudiés. Certes, Vanuatu et les Maldives font encore mieux, occupant les deux premières positions. Mais on peut se demander si ces pays sont vraiment des modèles pour la Suisse... Peut-être la structure de leur économie est-elle passablement différente, et leurs infrastructures publiques moins développées que celles de la Suisse? (Rappelons que les infrastructures mises à disposition par l'Etat sont la raison pour laquelle l'économie devrait elle aussi payer des impôts). Pour comparaison, l'Allemagne se retrouve en 124e position dans le même classement, la France à la 157e place et l'Italie à la 168e. La Suisse s'en tire encore mieux si l'on prend en compte aussi le facteur de la complexité du système fiscal. Car notre système est simple et pratique pour les entreprises, qui devront engager bien moins de ressources chez nous pour faire face à leurs obligations fiscales que dans la plupart des autres pays du monde. Bref, avec une fiscalité simple et bon marché, la Suisse est déjà un paradis fiscal pour les entreprises.Et l'avenir ne se présente pas si mal: "Une fiscalité des sociétés avantageuse et un bas niveau d’imposition sur le revenu devraient se répercuter favorablement sur la place financière suisse", lit-on en page 18 dans la Swiss Banking Roadmap 2015, la stratégie qui vient d'être publiée en septembre par l'Association suisse des banquiers (ASB), l'Association Suisse d'Assurances (ASA), la Swiss Funds Association (SFA) et l'infrastructure de la place financière (Groupes SWX, SIS et Telekurs)**. Qu'en pense economiesuisse?

Souhaitez-vous continuer avec la version optimisée pour votre téléphone portable?