Page d'accueil / Médias / Communiqués / 2009 / Le PS Suisse exige la mise en œuvre urgente de mesures de réduction des coûts de la santé

Le PS Suisse exige la mise en œuvre urgente de mesures de réduction des coûts de la santé

En séance ce vendredi, le Comité directeur du PS Suisse a pris acte avec une vive préoccupation de l’impasse dans laquelle se trouve notre système de santé. Toutes les propositions du Chef du Département de l’Intérieur se sont jusqu’ici révélées sans effet. Les mesures évoquées (taxe de consultation, baisse des tarifs des laboratoires) ne conduisent ni à une amélioration durable sur le plan des coûts ni ne permettent, à court terme, d’empêcher l’explosion prévisible des primes d’assurance maladie. Le PS Suisse attend de la prochaine table ronde nationale de véritables solutions susceptibles de répondre aux questions auxquelles notre système de santé est confronté et de réduire ses coûts.

En séance ce vendredi, le Comité directeur du PS Suisse a pris acte avec une vive préoccupation de l’impasse dans laquelle se trouve notre système de santé. Toutes les propositions du Chef du Département de l’Intérieur se sont jusqu’ici révélées sans effet. Les mesures évoquées (taxe de consultation, baisse des tarifs des laboratoires) ne conduisent ni à une amélioration durable sur le plan des coûts ni ne permettent, à court terme, d’empêcher l’explosion prévisible des primes d’assurance maladie. Le PS Suisse attend de la prochaine table ronde nationale de véritables solutions susceptibles de répondre aux questions auxquelles notre système de santé est confronté et de réduire ses coûts.Pour le conseiller national et vice-président du PS, Stéphane Rossini, le doute n’est pas permis: les services de Pascal Couchepin ne parviennent pas à résoudre les problèmes fondamentaux de notre système de santé. « Le désarroi est manifeste: pour réduire les coûts, l’OFSP propose ainsi d’introduire une taxe sur les consultations qui aura pour principale conséquence de retenir les personnes financièrement en difficulté d’aller voir leur médecin jusqu’à ce que leur santé se détériore au point que seul un traitement aussi long que coûteux pourra les soigner. Résultat: loin de se réduire, les coûts de la santé ne pourront qu’augmenter. »Pourtant des solutions existent: baisse du prix des médicaments, introduction du Managed Care, d’une médecine de proximité conforme aux propositions des directeurs cantonaux de la Santé et de programmes de traitements intégrés pour les malades chroniques. Il s’agit également d’augmenter les compétences des cantons s’agissant des traitements ambulatoires dans les hôpitaux, des fixer des lignes directrices beaucoup plus strictes aux assureurs maladie et introduire au plus vite une carte de santé électronique. « Contrairement à Pascal Couchepin qui persiste à vouloir faire trinquer les plus fragiles, nous voulons agir là où c’est nécessaire », relève Stéphane Rossini. Il faut absolument déterminer, une bonne fois pour toute, par qui et comment l’ensemble du système de santé doit être dirigé afin que toutes et tous puissent avoir accès à des soins médicaux de qualité, efficaces et à un prix abordable. Pour faire face à l’augmentation massive des primes, il faut encore développer le système de subventionnement. Aucun ménage ne devrait payer plus de 10% de son revenu pour s’assurer contre la maladie. Pour mémoire, cette promesse date du milieu des années 90, lors de l’introduction de la LAMal. S’agissant du financement à long terme des mesures de subventionnement, il faut examiner – comme l’a proposé le conseiller d’Etat vaudois en charge de la santé Pierre-Yves Maillard – si les futures hausses des taxes sur le tabac ne pourraient pas y être exclusivement affectées.

Souhaitez-vous continuer avec la version optimisée pour votre téléphone portable?