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Assurance-chômage : un démantèlement sans précédent

La majorité de droite du Conseil national souhaite considérablement réduire les prestations sociales allouées aux personnes ayant perdu leur emploi, soit 160'000 personnes à l’heure actuelle. Les jeunes et les chômeurs de longue durée sont particulièrement durement touchés. Et ce démantèlement des prestations n’est que très partiellement compensé par des recettes supplémentaires. En conséquence, le PS se prépare à lancer un référendum contre une révision totalement déséquilibrée. Nul doute que si le projet devait demeurer en l’état, la population le renverra promptement à ses concepteurs.

La majorité de droite du Conseil national souhaite considérablement réduire les prestations sociales allouées aux personnes ayant perdu leur emploi, soit 160'000 personnes à l’heure actuelle. Les jeunes et les chômeurs de longue durée sont particulièrement durement touchés. Et ce démantèlement des prestations n’est que très partiellement compensé par des recettes supplémentaires. En conséquence, le PS se prépare à lancer un référendum contre une révision totalement déséquilibrée. Nul doute que si le projet devait demeurer en l’état, la population le renverra promptement à ses concepteurs. Pour le conseiller national jurassien et vice-président de l’USS Jean-Claude Rennwald, "le doute n’est pas permis: l’ampleur de la récession nécessite justement une assurance-chômage particulièrement solide et extensive. Pour garantir ses prestations, nous devons consentir à une augmentation mesurée des cotisations salariales. On ne saurait admettre que seuls les chômeurs supportent pratiquement tout le poids de la révision. Comme – visiblement - la majorité des Chambres fédérales ne partage pas cette conception de la justice sociale, nous devrons donc bien en appeler au peuple pour qu’il leur fasse entendre raison." Tout à sa volonté de durcir les conditions d’accès à l’assurance-chômage, le Conseil national n’a épargné personne et sans doute contribué à étoffer les rangs du front du refus. Comme ils l’ont indiqué hier, le PS et les Verts souhaitent désormais la tenue d’une  session extraordinaire des Chambres fédérales afin de prendre de nouvelles mesures pour combattre la hausse du chômage. Les socialistes continueront ainsi à se battre pour l’allongement temporaire de la durée des indemnités journalières ainsi qu’une offensive en matière de formation qui permette notamment aux jeunes de surmonter une période de chômage en améliorant leur bagage. Le chômage partiel, en particulier, devrait être mis à profit pour améliorer la formation continue.

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