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NON à la privatisation de la santé ! NON à une médecine à deux vitesses !

« Sous ses dehors à priori anodins, l’article constitutionnel sur l’assurance maladie dissimule une attaque frontale contre la solidarité et les services publics en matière de santé. Bâclé et sans fondement, ce texte vise essentiellement à permettre aux assurances privées de s’enrichir sur le dos de la population et menace les équilibres subtils qui ont fait du système de santé suisse un système efficace et de qualité », a déclaré le conseiller national et vice-président du PS Stéphane Rossini lors d’une conférence de presse ce lundi à Berne. Parce qu’il refuse catégoriquement d’envisager la réduction du catalogue de prestations de l’assurance maladie obligatoire ainsi que la suppression du libre choix du médecin, le PS Suisse fait campagne contre le projet de privatisation de la santé sur lequel le peuple se prononcera le 1er juin. Une campagne active et originale avec – par exemple – la projection gratuite du dernier film du réalisateur américain Michael Moore le 22 avril dans 14 cinémas du pays.

« Sous ses dehors à priori anodins, l’article constitutionnel sur l’assurance maladie dissimule une attaque frontale contre la solidarité et les services publics en matière de santé. Bâclé et sans fondement, ce texte vise essentiellement à permettre aux assurances privées de s’enrichir sur le dos de la population et menace les équilibres subtils qui ont fait du système de santé suisse un système efficace et de qualité », a déclaré le conseiller national et vice-président du PS Stéphane Rossini lors d’une conférence de presse ce lundi à Berne. Parce qu’il refuse catégoriquement d’envisager la réduction du catalogue de prestations de l’assurance maladie obligatoire ainsi que la suppression du libre choix du médecin, le PS Suisse fait campagne contre le projet de privatisation de la santé sur lequel le peuple se prononcera le 1er juin. Une campagne active et originale avec – par exemple – la projection gratuite du dernier film du réalisateur américain Michael Moore le 22 avril dans 14 cinémas du pays.« Sicko », le documentaire de Michael Moore, est une critique sans concession du système de santé américain à la fois le plus cher et le plus inefficace du monde. Largement privatisé, il laisse les coudées franches aux caisses maladies uniquement préoccupées par leurs profits et qui pratiquent allégrement la sélection des « bons risques ». Résultat: 47 millions de personnes ne bénéficient d’aucune couverture maladie. Comme l’a relevé la conseillère nationale et vice-présidente du PS Jacqueline Fehr, tout l’intérêt de ce film réside dans les grandes similitudes et les parallèles qu’on peut tirer entre le fiasco américain et la révolution préconisée par la droite helvétique qui n’a rien à refuser aux caisses maladie. Au point de leur accorder les pleins pouvoirs comme les clés du coffre. En effet, si l’article constitutionnel passe la rampe le 1er juin, les assureurs privés géreront, à l’avenir, tout l’argent nécessaire au système de santé. A commencer par les huit milliards de francs d’argent public que les cantons dépensent chaque année et sur lesquels ils perdraient tout droit de regard.
De plus, a souligné la conseillère nationale et vice-présidente du PS Marina Carobbio, les caisses pourront décider seules des médecins dont elles remboursent les prestations. En d’autres termes, les caisses maladie ne travailleront qu’avec les médecins et thérapeutes dont les coûts sont moindres. Quiconque devant suivre un traitement onéreux se verra dans l’obligation de conclure une assurance privée complémentaire, pour garantir la couverture des coûts des médicaments et des soins prodigués. Même principe si l’on entend, quoiqu’il arrive, pouvoir continuer à se rendre chez le médecin de famille auquel on est habitué.
Quand on sait que, depuis quelques années, la plupart des caisses maladie ont adopté des pratiques visant systématiquement à prétériter une majorité des assurés, notamment les personnes malades, les femmes et les personnes âgées, il serait irresponsable de leur donner des compétences supplémentaires, a renchéri le conseiller national Jean-François Steiert, vice-président de la Fédération suisse des services aux patients.
Prônant par-dessus tout la concurrence et l’économicité, l’article constitutionnel pose les jalons de la privatisation du système de santé et de la médecine à deux vitesses. Le PS entend bien le combattre résolument aux cotés des cantons, des médecins, des soignant-e-s, des organisations de consommatrices et de consommateurs, des syndicats, des pharmacien-ne-s, des dentistes et des retraité-e-s. Dotée d’un budget de 150'000 francs, sa campagne ne passera pas seulement par les salles obscures. Affiches, tracts et autres argumentaires sont dès aujourd’hui à disposition de ses membres et sympathisant-e-s sur un site Internet spécial à cette adresse. C’est également là que l’on peut réserver des entrées gratuites pour les séances de cinéma du 22 avril prochain.

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