Page d'accueil / Médias / Communiqués / 2008 / Le PS exige un débat démocratique sur le sauvetage de l’UBS

Le PS exige un débat démocratique sur le sauvetage de l’UBS

Le plan de sauvetage de l’UBS par la Confédération ne sera pas traité par le Parlement avant cet hiver. Ainsi en a décidé le bureau du Conseil national. Pour le PS, cela relève d’une obstruction caractérisée des partis de droite qui, en dépit des mesures extraordinaires annoncées hier par le Conseil fédéral, considèrent qu’il n’est pas pour autant nécessaire d’en débattre pour l‘instant. La session extraordinaire des Chambres fédérales sur la crise financière ne se tiendra donc pas avant décembre. « Bien trop tard !», selon le conseiller national et président du PS Christian Levrat. « Nous exigeons un droit de regard démocratique et refusons d’être placés devant le fait accompli » a-t-il déclaré dans le cadre d’une séance du Comité directeur du parti consacrée en particulier à la crise en général et à l’engagement de l’Etat en faveur de l’UBS en particulier. Pour le PS, il n’est pas envisageable que les Chambres fédérales laissent passer le deal entre la Confédération, la Banque nationale et l’UBS sans autre forme de procès.

Le plan de sauvetage de l’UBS par la Confédération ne sera pas traité par le Parlement avant cet hiver. Ainsi en a décidé le bureau du Conseil national. Pour le PS, cela relève d’une obstruction caractérisée des partis de droite qui, en dépit des mesures extraordinaires annoncées hier par le Conseil fédéral, considèrent qu’il n’est pas pour autant nécessaire d’en débattre pour l‘instant. La session extraordinaire des Chambres fédérales sur la crise financière ne se tiendra donc pas avant décembre. « Bien trop tard !», selon le conseiller national et président du PS Christian Levrat. « Nous exigeons un droit de regard démocratique et refusons d’être placés devant le fait accompli » a-t-il déclaré dans le cadre d’une séance du Comité directeur du parti consacrée en particulier à la crise en général et à l’engagement de l’Etat en faveur de l’UBS en particulier. Pour le PS, il n’est pas envisageable que les Chambres fédérales laissent passer le deal entre la Confédération, la Banque nationale et l’UBS sans autre forme de procès.

De l’avis du PS, la débâcle de l’UBS doit être discutée au plus vite. C’est la raison pour laquelle le Groupe socialiste de l’Assemblée fédérale a appelé hier à la tenue urgente d’une session extraordinaire. Le plan de sauvetage de la plus grande banque suisse ne peut en aucun cas être mis en œuvre sans être démocratiquement légitimé. Faut-il conclure du rejet de cette proposition par le PDC, le PRD et l’UDC qu’ils tiennent à protéger le numéro un helvétique d’une régulation beaucoup plus stricte ?

Le PS n’admet pas l’attitude des partis de droite. Il se refuse à également à cautionner la mise sous perfusion fédérale d’une UBS à l’agonie sans de solides contreparties. L’Etat ne saurait se satisfaire de la reprise sans conditions d’actifs toxiques. Le PS exige une meilleure protection des petits épargnants, la fin des prises de risques inconsidérées, l’entrée en force de l’Etat dans le capital de la banque et un programme conjoncturel de relance digne de ce nom.

Par ailleurs, le PS attend également une condamnation autrement plus ferme des salaires et des bonus exorbitants dans le secteur bancaire. Dans ce domaine, le Parlement et le Conseil fédéral doivent absolument taper du poing sur la table car l’autorégulation de la branche paraît totalement illusoire. Que le président de l´UBS, Peter Kurer ose se vanter à la télévision alémanique de renoncer à son bonus annuel et de se contenter de son salaire de 2 millions francs tout en se refusant à exclure que des banquiers de l´UBS touchent des bonus de plusieurs millions malgré le recours à l´aide de la Confédération relève ainsi de la provocation. Peter Kurer n’aurait pu manifester plus clairement que sa banque et lui-même n’avaient tiré aucun enseignement de la crise actuelle.

Souhaitez-vous continuer avec la version optimisée pour votre téléphone portable?