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Une semaine après Nairobi, une majorité de la commission des Etats veut enterrer la taxe CO2

„Sécheresses, inondations, tornades : les conséquences du réchauffement climatique sont toujours plus catastrophiques. La Suisse elle aussi touchée par cette évolution, sous la forme de glissements de terrains ou de fonte des glaciers. Mais cela laisse de marbre une courte majorité de la commission du Conseil des Etats, qui veut enterrer la taxe sur le CO2 », déclare la conseillère aux Etats Simonetta Sommaruga. Le PS est consterné par cette décision. Lier la taxe CO2 à une baisse complètement irréaliste du prix du pétrole, c’est reporter la taxe aux calendes grecques. Au plénum, le PS se battra pour que les Etats se rallient à la solution du Conseil national, qui représentait déjà un compromis minimal.

„Sécheresses, inondations, tornades : les conséquences du réchauffement climatique sont toujours plus catastrophiques. La Suisse elle aussi touchée par cette évolution, sous la forme de glissements de terrains ou de fonte des glaciers. Mais cela laisse de marbre une courte majorité de la commission du Conseil des Etats, qui veut enterrer la taxe sur le CO2 », déclare la conseillère aux Etats Simonetta Sommaruga. Le PS est consterné par cette décision. Lier la taxe CO2 à une baisse complètement irréaliste du prix du pétrole, c’est reporter la taxe aux calendes grecques. Au plénum, le PS se battra pour que les Etats se rallient à la solution du Conseil national, qui représentait déjà un compromis minimal.Le PS est aussi déçu du comportement du PDC. C’est grâce à nous qu’une solution a été trouvée au National pour une taxe sur les combustibles, se réjouissait récemment le président du PDC. C’est vrai. Mais le PDC n’a plus soutenu cette solution aujourd’hui de manière compacte. Conséquences de la décision de la commission: la Suisse baisserait les bras en matière de politique climatique et elle ne respecterait pas ses engagements internationaux, ce qui lui coûterait beaucoup en termes financier et de perte de crédibilité.

Les cantons approuvent une politique cohérente pour le climat et la taxe CO2, comme l’ont fait savoir les directeurs cantonaux de l’énergie. Une grande partie de l’économie est du même avis. Beaucoup d’entreprises ont déjà investi des centaines de millions dans leurs installations afin de pouvoir être libérées plus tard de la taxe CO2. Ces entreprises doivent se sentir aujourd’hui flouées. La hausse du prix du pétrole n’a pas d’effet durable sur les émissions de CO2, comme le montrent de nombreuses études. Seule une taxe d’incitation permet de réduire les émissions et d’atteindre les objectifs de Kyoto. Les recettes de la taxe seront rétrocédées à la population. Le PS est favorable à l’introduction aussi rapide que possible d’une taxe CO2 sur les carburants aussi bien que sur les combustibles.

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