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Le chômage des jeunes est tout sauf une fatalité !

«La gravité de la situation est enfin prise en compte, mais les mesures prévues sont insuffisantes», a déclaré la vice–présidente du PS Ursula Wyss à l’issue des entretiens de Watteville consacrés, ce vendredi, à la question du chômage des jeunes. Les possibilités d’action existantes ne sont que trop peu utilisées par la Confédération et les cantons alors que le marché des places d’apprentissage est en crise et que le chômage des jeunes de la classe d’âge de 15 à 24 ans a atteint l’année dernière le triste record de 5,4% :un taux 9 fois plus élevé qu’en 1990! Les partis de droite ne sont pas plus actifs: l’UDC se désintéresse de la question; quant au PRD et au PDC, ils reconnaissent que la situation est sérieuse, mais tergiversent lorsqu’il s’agit de prendre des mesures concrètes. Le chômage des jeunes est un problème trop important pour reporter son traitement aux calendes grecques. Déçu du résultat des entretiens de Watteville, le PS demande que les Chambres fédérales lui concèdent un caractère prioritaire afin que des dispositions urgentes puissent être mises en oeuvre.

«La gravité de la situation est enfin prise en compte, mais les mesures prévues sont insuffisantes», a déclaré la vice–présidente du PS Ursula Wyss à l’issue des entretiens de Watteville consacrés, ce vendredi, à la question du chômage des jeunes. Les possibilités d’action existantes ne sont que trop peu utilisées par la Confédération et les cantons alors que le marché des places d’apprentissage est en crise et que le chômage des jeunes de la classe d’âge de 15 à 24 ans a atteint l’année dernière le triste record de 5,4% :un taux 9 fois plus élevé qu’en 1990! Les partis de droite ne sont pas plus actifs: l’UDC se désintéresse de la question; quant au PRD et au PDC, ils reconnaissent que la situation est sérieuse, mais tergiversent lorsqu’il s’agit de prendre des mesures concrètes. Le chômage des jeunes est un problème trop important pour reporter son traitement aux calendes grecques. Déçu du résultat des entretiens de Watteville, le PS demande que les Chambres fédérales lui concèdent un caractère prioritaire afin que des dispositions urgentes puissent être mises en oeuvre.La situation relative au chômage des jeunes est très préoccupante et les perspectives sont encore plus sombres. Dans deux ans, 87'000 jeunes vont terminer leur scolarité obligatoire, 17'000 de plus qu’en 1990. Par ailleurs, le nombre de place d’apprentissage a diminué de 14% entre 1985 et 2001 (- 30'500). Durant la même période, le nombre global de places de travail a, pour sa part, augmenté (+ 192'000 postes à temps plein). Dès lors, il ne s’agit pas d’un problème conjoncturel comme s’acharnent à le faire croire le patronat et l’UDC. C’est d’abord un problème structurel et derrière les chiffres bruts se cachent les destins de 60'000 jeunes de moins de 24 ans qui cherchent désespérément du travail. Par le passé, les interventions parlementaires du PS sur le sujet ont souvent été refusées ou ont vu leur traitement repoussé. Il est pourtant plus que temps que la classe politique prenne ses responsabilités. Dans cet esprit, le PS souhaite que les mesures suivantes soient prises:1. Utiliser les subventions à l’innovation: la nouvelle loi sur la formation professionnelle prévoit que jusqu’à 10% de la participation aux coûts de la Confédération soit consacrée à des projets de développement et à des prestations particulières d’intérêt public, notamment pour la consolidation et l’augmentation des places d’apprentissage. Cela représente un montant annuel de l’ordre de 50 millions dont seule la moitié a été utilisée l’an dernier. La Confédération et les cantons doivent faire en sorte d’épuiser les moyens à disposition.2. Une année de préparation à l’apprentissage plutôt que des mesures transitoires peu efficaces: à l’heure actuelle, une somme importante (300 millions de francs pour 20'000 jeunes) est investie pour proposer des offres qui permettent d’occuper le délai entre la fin de la scolarité et le début d’un éventuel apprentissage. Elles ne sont pourtant pas utiles à bon nombre de jeunes qui se retrouvent dans cette situation uniquement en raison de la pénurie de places d’apprentissage. Une partie au moins de ces 300 millions pourrait être consacrée à une première année de préparation à l’apprentissage, définie en collaboration avec les différentes branches économiques. 3. Engagement du Parlement: Le Conseil national et le Conseil des Etats doivent se saisir sans délai du problème du chômage des jeunes. Cela passe par l’examen et le traitement de nombreuses interventions en souffrance. Au moins un jour de session doit être consacré à ce sujet.

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