Un OUI pour protéger les salaires
Afin de préserver les salaires et les conditions de travail suisses, le PS et les syndicats ont imposé l’introduction de mesures d’accompagnement. Grâce à ces dernières, le matché du travail n’a jamais été autant surveillé : quotidiennement, 150 inspecteurs parcourent tout le pays. Les employeurs qui font pression à la baisse sur les salaires ou qui ne respectent pas les conditions de travail en vigueur sont sanctionnés. Il faut s’en réjouir d’autant plus que cette surveillance va encore s’amplifier.
Un OUI à la libre circulation des personnes aura pour conséquence une amélioration sensible des mesures d’accompagnement: les contrôles vont ainsi augmenter de 20%. En cas rejet, nous ne remettrons pas seulement ce progrès en jeu, mais bien tout l’édifice des mesures d’accompagnement pour lequel nous nous sommes tant battus et qui est indissociable de la libre circulation des personnes. En pleine crise économique et alors que la récession frappe à nos portes, nous ne pouvons pas nous le permettre. Protégeons nos salaires. En reconduisant l’accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne.
27 janvier 2009 at 18:42
“Protégeons nos salaires.”
Je ne vous cache pas mes craintes quand je lis cette phrase que les syndicalistes ne veulent en fait pas protéger “nos” salaires (cà d le mien et ceux des personnes qui m’entourent et qui me sont chères) mais le niveau global, qu’importe qui occupe réellement ces places de travail…
Par exemple, il me paraît significatif que les Verts proposent (mi-décembre) que les jobs “étatiques” soient ~prioritairement (je le comprends en tout cas comme cela) attribués à des ressortissants ne possédant pas le passeport helvétique (ce qui était par ailleurs la dernière clause de sauvegarde de la libre circulation) au détriment (forcément) des nationaux…
http://www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20083813
(Vous aviez d’ailleurs signé l’intervention de votre collègue bernois s’agissant du CGFR)
Alors, franchement, que répondez-vous lorsqu’on vous demande quel est l’intérêt d’un renforcement des contrôles si c’est pour que quelqu’un d’autre occupe cet emploi (même à qualification égale, le trend actuel semble être de privilégier le ressortissant étranger) ? et partant, quel est le poids que l’on doit donner à cet argument dans la pesée des intérêts devant conduire à un “oui” ou un “non” ?