Un de mes amis, Jean, est sans travail depuis bientôt dix mois. Au début, il ne s’est pas trop inquiété: informaticien, spécialiste en développement de logiciel, il aurait dû retrouver du travail rapidement. Aujourd’hui, quelques dizaines d’offres d’emploi plus tard, il commence à sérieusement stresser: une crise économique brutale, des entreprises qui gèlent nouvelles embauches et investissements, un pouvoir d’achat en berne pour les classes moyenne et populaire, et deux cents chômeurs de plus par jour.
Jean sait bien sûr que le Parti socialiste ne pourra pas comme ça, d’un coup de baguette magique, lui trouver un emploi. Mais il attend de nous que nous tracions des pistes, que nous posions des jalons concrets. Que nous montrions la voie dans une société désorientée. Une société qui, si l’on en croit les dernières élections européennes, fait plus confiance aux responsables de la crise qu’à ceux qui on tenté de l’éviter. Une société qui élit conservateurs et libéraux tout en plébiscitant les remèdes socialistes. Un paradoxe qui doit nous inciter à réagir fermement. suite…