Si elle n’avait pas eu de si graves conséquences, la gabegie dans laquelle la Confédération a rendu public ses décisions concernant Swisscom ne susciterait que quelques sarcasmes. Mais les enjeux sont immenses. L’annonce de la décision du Conseil fédéral d’interdire à Swisscom de se développer à l’étranger, vendredi passé en pleine heure d’ouverture de la bourse, a provoqué un effondrement du titre Swisscom représentant pour la Confédération une perte momentanée de valeur boursière d’environ un milliard de francs (le cours de l’action Swisscom remonte cependant la pente depuis lors). Pas de sarcasmes, donc, mais une condamnation indignée de ce qui apparaît trop clairement comme une simple manœuvre.
Il s’agit pour le ministre des finances Hans-Rudolf Merz de prouver coûte que coûte que « la Confédération n’est manifestement plus le bon actionnaire pour Swisscom ». En analysant ses arguments à la lumière des faits et des enjeux, on constate cependant le contraire. suite…