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President du syndicat de la communication

Mon engagement au quotidien

Engagement
Révision du programme socialiste
Enregistré dans :, le 8.4.2010 @ 15:40

Le programme, c’est un peu la constitution du parti socialiste. Nous y définissons  nos objectifs à long terme, et les moyens que nous entendons mettre en oeuvre pour y parvenir. Cette semaine, nous avons présenté un projet de programme que nos membres sont appelés à  débattre et à modifier. Membre ou non, je vous invite à participer à cette discussion, importante pour le parti bien sûr, mais pour notre pays tout entier également. Lisez ce projet de programme ( http://www.sp-ps.ch/fileadmin/downloads/Medienkonferenzen/2010/100407_mk_parteiprogramm/100407_Entwurf_SP_Parteiprogramm_f.pdf ) et faites-moi part de vos réflexions. Je me réjouis de vous lire.

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levrat.ch 371
Un signe fort contre l’intolérance et l’exclusion
Enregistré dans :, le 3.12.2009 @ 12:07


Il est tard, je suis assis dans mon bureau. Pour la dixième fois depuis dimanche, je tourne et retourne le résultat du vote dans ma tête. J’avais prévu de vous écrire immédiatement après le scrutin. Mais le choc était trop brutal. Le peuple s’est trompé. La décision est arbitraire. Elle viole la liberté religieuse. Elle met en danger la cohésion sociale de notre pays, et sa réputation à l’étranger. Le Groupe socialiste des Chambres fédérales a mené une discussion approfondie, émotionnelle, engagée pour comprendre les motifs de ce vote. Comment est-ce possible ? Que faire ? Quels enseignements pouvons-nous et devons-nous en tirer ? suite…

levrat.ch 370
Manifest für eine offene und tolerante Schweiz
Enregistré dans :, le  @ 12:01

Ich sitze im Büro und meine Gedanken kreisen um das Ja zur unseligen Minarett-Initiative. Zum x-ten Mal seit letzten Sonntag. Eigentlich wollte ich dir gleich nach der Abstimmung schreiben, aber der Schock sass zu tief. Für mich ist klar: Das Volk hat falsch entschieden. Der Entscheid verstösst gegen die Religionsfreiheit, gefährdet den sozialen Frieden in unserem Land sowie unser Ansehen im Ausland. Wir haben innerhalb der Fraktion eine angeregte und emotionale Diskussion geführt. Wie konnte das passieren? Was nun? Was können und müssen wir daraus lernen? suite…

levrat.ch 369
Pour une vision à long terme du service public postal
Enregistré dans :, le 27.11.2009 @ 11:40


Le parti socialiste et les syndicats lancent aujourd’hui une nouvelle initiative pour une poste au service de tous. Ci-après, quelques considérations d’actualité sur le thème. D’autres informations sous : www.initiativepostale.ch.

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La décision de lancer une initiative populaire n’est jamais prise à la légère. Elle implique un engagement considérable : nos militant-e-s consacrent de nombreuses heures à la récolte de signatures, nous mobilisons des moyens humains et financiers importants pour défendre un texte. En bref, les initiatives populaires que lance ou que soutient le Parti socialiste sont autant de signes adressés à la population quant aux priorités qui sont les nôtres.

Comme vous le savez, nous travaillons aujourd’hui sur trois projets d’initiative que nous lancerons l’an prochain : salaire minimum, politique industrielle et énergétique, caisse maladie unique. S’y ajoute donc aujourd’hui une initiative sur la Poste, et c’est tout sauf un hasard. Le PS Suisse s’est ainsi toujours résolument engagé pour un service public de qualité, souvent au côté des syndicats. Marché de l’électricité, politique en matière de transports, politique postale déjà, en 2005. Autant de combats menés pour garantir à l’ensemble de la population, l’accès à des prestations de qualité dans toutes les régions de notre pays. Des campagnes qui ne relèvent pas de la défense nostalgique de quelque paradis perdu, mais - bien au contraire – de l’expression d’une volonté de maintenir et développer les infrastructures publiques de notre pays, de les adapter aux nouvelles donnes de la globalisation, de garantir la cohésion sociale et régionale. suite…

levrat.ch 368
«Un non donnerait un signal extraordinaire.»
Enregistré dans :, le 12.11.2009 @ 15:32

La Gruyère, 12.11.09

Le président du Parti socialiste suisse s’oppose à l’initiative anti minarets. Il juge qu’elle représente un danger pour la paix civile.

Une interdiction des minarets irait-elle à l’encontre de valeurs centrales de la Suisse comme la liberté religieuse?
Elle remettrait surtout en question la neutralité confessionnelle de l’Etat. Depuis 160 ans, on a trouvé un équilibre qui repose sur la liberté religieuse et la neutralité de l’Etat. Cela signifie d’une part l’autonomie des Eglises de s’organiser elle-même à l’interne et d’autre part le respect d’une certaine laïcité dans le débat public. Y renoncer serait un précédent dangereux. Si on intervient aujourd’hui à l’intérieur de l’islam, comment empêcher que demain, on intervienne à l’intérieur de l’Eglise catholique? Qu’on ait, par exemple, une initiative qui exige l’ordination des femmes, au nom de l’égalité des genres. Il faut être séparer assez strictement les églises et l’Etat. Dans l’intérêt des uns et des autres.

Peut-on traiter différemment les musulmans et les juifs ou les chrétiens?
Historiquement et culturellement bien sûr. Politiquement non. Face à certains débordements de l’islam, il faut être ferme, comme on a su résister par le passé face à ceux qui par exemple dans l’Eglise catholique refusait de reconnaître les droits humains, ou face aux sectes évangéliques auxquelles on est parfois confrontés dans l’Eglise réformée.

Cette question des minarets ne cache-t-elle pas un autre problème plus important: celui de la place de la religion dans notre société?
Il ne s’agit bien sûr pas de régler la question des minarets. Il y a le droit des constructions pour cela. Derrière les minarets, il est question de l’islam, du rapport entre l’Etat et l’Eglise ainsi que celui entre les musulmans de Suisse et la majorité chrétienne de notre pays. C’est un débat passionnant, mais la recette que les initiants proposent bafoue nos propres valeurs et menace la paix civile.

Etes-vous favorable à des traitements particuliers à l’école en raison de motifs religieux?
Non. Je pense que l’école est laïque. Pas forcément un laïcisme militant à la française, qui est une forme d’anticléricalisme. Mais l’institution scolaire doit rester neutre face aux religions et il convient d’être plutôt restrictif lorsqu’on accorde des exceptions de ce type-là. L’école doit éclairer l’apport des religions à notre culture, mais elle ne peut pas être un terrain de prosélytisme.

Au lieu d’interdire les minarets, ne faudrait-il pas plutôt faciliter l’intégration des musulmans?
Oui. Et paradoxalement, le débat sur cette initiative y contribue : elle amène les musulmans à faire des efforts supplémentaires pour expliquer ce qu’est leur foi. Elle permet de relever que 90% des musulmans sont issus des Balkans ou de Turquie. Quand ces personnes sont venues travailler en Suisse, personne ne s’est soucié de mener une vraie politique d’intégration. Ce n’est qu’avec la nouvelle loi sur les étrangers, qu’on a commencé à s’inquiéter de la manière dont on entendait vivre avec ces communautés sur notre territoire. Nous devons mener une politique qui pose des exigences claires aux immigrés. Qu’ils sachent à quoi ils s’engagent en s’installant ici. Mais qui leur donne les moyens d’y répondre avec des mesures d’appui notamment dans le domaine scolaire, social et culturel.

Que se passerait-il si l’initiative est acceptée?
Il faudra mener une vraie réflexion sur les relations entre l’Etat et l’Eglise: pas seulement l’islam, mais aussi les catholiques et les réformés. Parce que l’Etat aura quitté cette neutralité et cette réserve qu’il avait face aux Eglises. C’est pour cela que je parle d’un risque pour la paix civile et religieuse, parce qu’on remettrait en cause l’équilibre né de 1848.

Un oui ne risquerait-il pas de compliquer les relations déjà tendues que la Suisse entretient avec certains pays musulmans?
Je ne suis pas sûr que ça se joue à ce niveau-là. Comme je suis optimiste, je préfère considérer qu’un non donnerait un signal extraordinaire à l’ensemble des peuples musulmans. La population suisse affirmera qu’elle considère qu’un islam occidentalisé, conforme à nos valeurs fondamentales, peut occuper une place dans notre société et l’enrichir d’une culture millénaire.

levrat.ch 367

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