Rétablir l'équilibre
Rétablir l'équilibre
28/06/2011
Christian Levrat, conseiller national (FR), président du PS Suisse, AD PSS
Rétablir l'équilibre
28/06/2011
Christian Levrat, conseiller national (FR), président du PS Suissez
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En début de semaine, j’étais à Barcelone pour une séance avec les dirigeants du Parti socialiste européen. Et comme j’y suis arrivé le dimanche en fin d’après-midi, je me suis rendu à une manifestation monstre, orchestrée par les « indignatos », les indignés, ces dizaines de milliers de jeunes qui protestent contre un système qui ne leur offre aucune perspective. Nous étions cent mille, en résonnance avec des millions d’autres en Espagne, en Grèce, au Portugal. Alors que nous défilions de la Plaça de Catalunya au siège du gouvernement catalan, au fil des conversations et des slogans, une évidence s’imposa à mon esprit : ce mouvement de la jeunesse européenne, le premier depuis la crise financière de 2008, n’est pas un mouvement politique. C’est même précisément l’inverse.
C’est le refus de reconnaître toute différence entre gauche et droite, c’est un mouvement contre les partis, contre les élus, quels qu’ils soient. Pour reprendre les mots de Felipe, un jeune biologiste rencontré en marche: « nous n’attendons plus rien des partis. Ils n’ont pas d’influence, sont corrompus, et finissent toujours par tous mener la même politique. »
En d’autres termes: une génération européenne ne croit plus à la politique. Elle constate, comme nous que, dans la gestion de la crise grecque, les agences de notation sont plus puissantes que les états. Que le seul enjeu se résume à savoir qui communique le plus efficacement avec les marchés. Que ceux qui vont payer la facture de la crise sont les millions de chômeurs et rentiers du sud de l’Europe, accessoirement les contribuables des états plus prospères du Nord, mais ni les banques, ni les spéculateurs qui l’ont provoquée. Et ces millions d’hommes et de femmes perdent peu à peu confiance dans notre capacité à œuvrer pour le bien commun.
Mais revenons à ce séjour espagnol. Le lendemain, changement de décor. Aux pavés des la rues succèdent les salons feutrés du World Trade Center de Barcelone qui accueille une séance discrète réunissant les principaux responsables de la social-démocratie européenne: du président du PSE Jon Paul Rasmussen à celui du Groupe parlementaire socialiste Martin Schulz, de l’ancien président de la Commission Jacques Delors à l’ancien Chancelier autrichien Gusenbauer, de Felipe Gonzalez aux ministres de Zapatero, ils étaient tous là. Après les cris et les slogans, les exposés réfléchis, intelligents, construits. Mais les questions restent les mêmes : comment faire en sorte que la politique contrôle les marchés, et non l’inverse ? Comment articuler, sur le plan européen, des politiques de croissance et d’emploi qui profitent à tous, plutôt qu’à quelques-uns ? Comment résoudre la crise de l’Euro en plaçant les instituts financiers – au premier rang desquels les banques suisses – face à leurs responsabilités plutôt que de saigner à blanc les peuples du continent à coup de programmes d’austérité ?
Le passage du XIXème au XXème siècle a été marqué par la disparition progressive des sociétés agraires et le passage à une économie industrielle. Les ouvriers n’avaient alors aucun droit, esclaves enchaînés à leurs machines, simples facteurs de productivité. Nos pères et mères ont su répondre à cette injustice en imposant, dans l’espace national, l’assurance chômage, l’AVS, en limitant les horaires de travail, en renforçant les droits syndicaux, en ancrant le droit de grève dans les lois et les mœurs. Ils ont établi un équilibre entre les forces du travail et celles du capital. Une symétrie qui a duré un siècle, et qui a permis des progrès considérables. Aujourd’hui, et c’est la tâche de notre génération, nous devons réinventer cet équilibre entre un monde financier globalisé et des forces sociales, syndicales, associatives politiques encore, circonscrites aux frontières nationales.
L’objectif est clair. Il s’agit de maintenir un niveau de protection satisfaisant sur le plan national, tout en conquérant de nouveaux espaces de solidarité et de justice dans les échanges internationaux. Par exemple en réformant les règles du commerce international, en posant comme condition à l’extension des accords de libre échange l’introduction de règles impératives sur les droits syndicaux, sociaux et écologiques dans les états avec lesquels nous traitons.
Bien sûr, il n’existe pas de gouvernement mondial, susceptible de faire face aux grandes sociétés internationales. Bien sûr, Wal Mart, la chaîne de supermarchés américains génère un chiffre d’affaire supérieur au PIB de la Pologne. Bien sûr, l’Union Européenne de Barroso, de Merkel, de Sarkozy et Berlusconi n’est pas la nôtre. Mais les questions demeurent: comment réhabiliter la primauté de la démocratie ? Comment proscrire l’arrogance des marchés ? Que faire pour que l’avenir de la Grèce se joue à Athènes et à Bruxelles, et non à Wall Street ?
Voilà des questions, me direz-vous, qui nous éloignent considérablement des considérations helvétiques et des nos soucis électoraux. Eh bien, moins qu’il n’y parait. Et la réalité de Barcelone ou de Bruxelles ressemble dangereusement à celle de notre pays. Au « Indignatos » d’Espagne, répond le « Tous pourris » de nos bistrots. Le poids économique et social de l’UBS ou du Crédit Suisse résonne comme en écho au pouvoir des agences de notation sur la politique européenne. Et la crise de l’euro n’est pas étrangère aux angoisses des salariés de l’industrie d’exportation helvétique face à l’appréciation trop rapide du franc suisse.
Mais surtout je discerne, dans l’interrogation des peuples européens, dans les préoccupations de la population suisse, le même slogan, la même exigence : une politique pour tous, sans privilèges. Une politique dont les décisions sont prises selon un processus démocratique, dans un véritable souci du bien être du plus grand nombre plutôt que des bénéfices de quelques uns. L’exigence de voir la politique, dans ce qu’elle a de plus noble, décider de l’avenir de nos sociétés, et pas les agences de notations. Le Parlement fixer les orientations énergétiques, et pas les barons de l’électricité. Le peuple définir ses besoins en matière de logement et pas quelques spéculateurs immobiliers. La collectivité définir le niveau de soins qu’elle attend des nos hôpitaux, et pas les assureurs.
Malgré un climat politique difficile, les derniers mois nous ont vus marquer des points décisifs. Ils ont vu renaître, en Suisse, l’espoir d’imposer aux marchés des règles claires. Permettez-moi de l’illustrer par deux exemples.
Premièrement, après deux ans de campagne acharnée contre la toute-puissance des grandes banques, nous avons pu imposer le mois dernier des règles plus strictes en matière de fonds propres, avec l’adoption du projet « Too big to fail » au Conseil des Etats. Les lobbyistes de l’UBS ont bien tenté de le faire capoter, ils ont évidemment trouvé, dans les rangs des nos adversaires de droite, quelques vieux crocodiles pour contester cette régulation, mais les tentatives de sabotage du radical Schweiger, des démocrates chrétiens David, Frick et Stähelin et de l’UDC Gerhmann ont échoué. Cette réforme est bien entendu insuffisante. Elle ne constitue qu’un premier pas, mais elle va dans la bonne direction. Elle permet d’espérer que le monde politique trouve la force d’imposer sa loi aux instituts financiers. Et que nous parvenions, une fois ce projet adopté, à poursuivre nos efforts pour séparer les activités commerciales des activités spéculatives des banques. Pour contraindre ces dernières à payer enfin le coût réel de la crise qu’elles ont engendrée, en Suisse et ailleurs dans le monde. Dès l’éclatement de la crise financière, le Parti socialiste a fait le choix du peuple contre les managers, celui de l’industrie réelle contre la haute finance, celui des salarié-e-s contre les spéculateurs.
Deuxièmement, et vous me pardonnerez de ne l’évoquer que brièvement, nous avons fourni la preuve qu’en matière énergétique, le pragmatisme de gauche, la compétence de nos élu-e-s, peuvent faire des miracles. Nous avons vaincu les barons de l’électricité et leurs marionnettes néolibérales. Après Fukushima, plutôt que d’immédiatement lancer une nouvelle initiative, plutôt que de nous jeter dans un activisme un peu déplacé et teinté d’opportunisme, nous avons tendu la main à nos adversaires. Nous avons immédiatement considéré que nous avions une obligation de résultat, que la sortie du nucléaire ne pouvait qu’être le fruit d’un consensus politique. Et nous avons su convaincre au-delà de nos rangs, organiser les majorités, vaincre le lobby atomique au profit du plus grand nombre. Notre initiative Cleantech s’inscrit déjà dans le débat qui devra suivre la décision de sortir du nucléaire. Elle l’anticipe, elle le précède. Elle montre à quel point le Parti socialiste est le parti du progrès. Cleantech apporte des réponses aux questions actuelles: quels investissements, dans quelles technologies, à quel rythme ? Historiquement opposés aux grands nucléocrates - de l’occupation de Kaiseraugst aux mouvements anti-nucléaire des années 80 à 90 - les socialistes ne se bornent pas à contester la civilisation de l’atome et du pétrole. Ils portent les espoirs d’une génération pour une autre politique de développement. Ils posent les bases d’une économie fondée sur la croissance, sur une croissance qualitative, respectueuse de notre environnement naturel et des gens qui y vivent.
Si ces succès sont encourageants, ils ne sauraient masquer l’étendue du chemin qui reste à parcourir. Alors même que tous les statisticiens s’accordent à dire que la Suisse se porte bien, nous ressentons tous dans la population un malaise diffus. Le sentiment que la réalité des économistes ne correspond pas au vécu de nos compatriotes. Que le faible taux de chômage cache une précarisation croissante des salarié-e-s et en particulier des femmes. Que la croissance profite davantage au secteur financier qu’à celui du travail.
Et malheureusement, une analyse plus détaillée de l’évolution du pouvoir d’achat de nos compatriotes étaye ce sentiment. Les classes moyennes et les milieux modestes ont vu leurs salaires stagner et chuter leur pouvoir d’achat lors des dix dernières années. Une étude de l’USS indiquait récemment qu’alors que la productivité avait augmenté de 10 % entre 1998 et 2008, les plus bas salaires et ceux des classes moyennes n’avaient progressé que de 3%. Pour le part, les plus aisés ont vu leur revenu progresser de 21.3 %. Alors que le revenu annuel d’un ouvrier spécialisé ou un postier n’a augmenté que de 4000 francs en dix ans, celui d’un cadre supérieur a progressé de 14'900 francs.
Plus grave, sous l’effet conjugué d’augmentation de taxes diverses - au premier rang desquelles les primes d’assurances maladies - et de l’explosion des coûts du logement (+ 60% pour les nouveaux baux à loyer dans les agglomérations), le pouvoir d’achat de la plupart de nos compatriotes a baissé durant la même période. Autrement dit, la classe moyenne s’est appauvrie. Nous vivons aujourd’hui moins bien qu’il y a dix ans.
Et pendant ce temps là, la droite disserte sur notre politique d’asile. Et se livre à un concours rhétorique de suissitude en vue des élections, à coup de slogans publicitaires bon marché.
La politique, c’est la concurrence entre des solutions aux problèmes concrets de la population. Ce n’est pas un concours de patriotisme. La politique ce sont des visions du monde qui s’affrontent. Pas une « Nouvelle Star » à la sauce helvétique pour clamer son amour de la patrie.
Les classes moyennes s’appauvrissent et elles attendent de nous des réponses. Claires, précises. Ces réponses nous les avons.
Il s’agit d’abord de rétablir un rapport équitable entre les défenseurs du travail et ceux de la finance. De renforcer les droits syndicaux, de soutenir la conclusion de conventions collectives, d’introduire des salaires minimaux, de renforcer les contrôles et de durcir les sanctions contre les entreprises coupables de dumping salarial. Voilà les réponses aux craintes inspirées par la libre circulation des personnes. Il est consternant que ceux qui ont refusé les mesures d’accompagnement, qui ont refusé la loi sur le travail au noir, qui contestent toute protection pour les syndicalistes victimes de licenciements punitifs, tous ceux qui travaillent à détruire notre cohésion sociale, que ceux-là même tirent prétexte de la sous-enchère pour torpiller la libre circulation en tant que telle. Les incendiaires n’ont rien à faire dans les corps de sapeurs-pompiers. La place des incendiaires est en prison. Pas au Parlement fédéral.
Camarades, ce débat sur la libre-circulation est une chance. Nos adversaires se trompent s’ils pensent pouvoir convaincre le peuple de répondre au dumping salarial par le retour au statut du saisonnier. Les salarié-e-s de notre pays savent que les abus de la libre circulation ne pourront être combattus que par des réformes intérieures. Et nous allons l’expliquer durant cette campagne.
Récemment, une vieille dame m’a interpellé : « la libre circulation est un vrai problème. Dans ma vallée, il n’y a plus que des médecins allemands, c’est inadmissible, on n’est plus chez soi. » C’est vrai, dans sa vallée, tous les médecins sont allemands. Elle est trop éloignée des centres urbains, la charge pour de jeunes médecins de famille est trop lourde, le cadre peu attractif.
Deux solutions sont envisageables. Celle de l’UDC consiste à introduire des contingents, donc à limiter le nombre de médecins allemands autorisés à pratiquer en Suisse. C’est évidemment possible. Mais je dois dire que ma vieille dame n’était pas enchantée à la perspective de voir se réduire le nombre de praticiens susceptibles de la soigner dans sa vallée éloignée.
Et puis, il y a la nôtre : lever le numerus clausus sur les études en médecine, contraindre cliniques et hôpitaux à former davantage de généralistes, revaloriser le statut des médecins de famille et garantir peu à peu une amélioration de la situation. De procéder par des révisions de nos politiques intérieures, par des mesures d’accompagnement.
Ma vielle dame s’est évidemment rangé à ces arguments. Et avec elle - j’en suis certain - l’immense majorité de la population suisse. Car cette histoire de médecin se répète à l’infini, avec les infirmières, les techniciens, les ingénieurs, nombre d’ouvriers qualifiés et j’en passe. C’est pourquoi il faut se réjouir de ce débat sur la libre circulation.
S’en réjouir, à condition que le Conseil fédéral ne perde pas la tête. Et qu’il ne confonde pas la conduite du pays et un spectacle de cirque. A propos de cirque, cette semaine, nous avons été gâtés avec deux numéros comiques d’une rare intensité. Habituellement, les conseillers fédéraux Burkhalter et Schneider Amman sont plutôt adeptes du mime ou… du film muet des années 20. Dumping salarial, crise du franc, menaces sur des milliers d’emplois dans l’industrie d’exportation, spéculation de nos grandes banques contre l’économie réelle, captation des gains de change par les intermédiaires et les exportateurs au détriment des consommateurs, explosion des primes d’assurance maladie, rien ne les émeut. La politique de Johann Schneider Amman et Didier Burkhalter, c’est « tout va très bien, Madame la Marquise ». Et tout se passe comme s’ils jouaient « Le monde du silence » au Conseil fédéral.
Mais surprise : cette semaine, ils daignent sortir de leur mutisme. Et oublient du même coup leur grimage. La farce vire au comique absurde, le film muet à la tragédie. Didier Burkhalter veut faire travailler les Suisses plus longtemps, repousser l’âge de la retraite. Une vieille marotte des radicaux déjà poursuivie par son prédécesseur. Que l’âge réel du départ en retraite soit aujourd’hui aux environs de 63 ans, que l’économie tende plutôt à se débarrasser des salariés âgés ne le préoccupe pas plus que ça. Il rompt son silence bernois pour rappeler qu’il entend bien démanteler notre AVS, et mettre notre deuxième pilier sous la coupe des assureurs privés. Comment expliquer autrement la nomination de Pierre Triponez, le directeur de l’USAM, hardliner parmi les hardliners, à la tête de la Commission de surveillance de la LPP ? Il y a quelques années, Didier Burkhalter travaillait pour les organisations patronales. Il vient de nous le rappeler. Et d’indiquer que la fonction n’a que peu altéré ces anciennes loyautés. C’est d’une arrogance insupportable.
Pour sa part, Johan Schneider Amman a convoqué mercredi tous les médias à Berne pour indiquer que contre la surévaluation du franc… il ne fera rien. Sauf - et tout le monde de retenir son souffle dans l’espoir d’une révélation fracassante – accélérer l’achat de nouveaux avions de combat ! Vous avez bien entendu. Pour les radicaux, la réponse à la sous-enchère salariale et à la crise du franc, c’est acheter de nouveaux avions. A croire qu’ils ont bien retenu la leçon de Georges Bush. Ce dernier a déclenché en Irak une guerre injuste pour distraire le peuple américain de ses difficultés intérieures. Nos comiques radicaux s’inspirent de ce bel exemple. Et se disent vraisemblablement que quelques avions vrombissant dans le ciel d’Emmen, de Payerne ou de Sion, distrairont le bon peuple de la stagnation de son pouvoir d’achat. Permettez-moi de le dire sans détour : premièrement, nous ne sommes pas dupes et savons que l’achat de matériel de guerre n’aura aucun, mais vraiment aucun effet, sur la santé de l’industrie des machines en Suisse. Deuxièmement, le PS n’admettra jamais que nous engloutissions 5 milliards de francs pour permettre à quelques illuminés et autres nostalgiques de la guerre froide de faire joujou au-dessus de nos têtes. Et troisièmement, nous exigeons, et avec nous le reste de la population, la fin de ce numéro de cirque. La passivité, l’attentisme, la crainte de déranger les marchés, ça suffit. Nous voulons un ministre de l’économie qui représente l’Etat, l’intérêt général auprès des marchés. Et pas l’inverse. Nous voulons un Etat protecteur, qui par son action rassure les salarié-e-s. Pas un Etat faible, absent, qui ne parle que pour rappeler les attentes des marchés à la population.
J’aurais dû le dire à Felipe, mon camarade de Barcelone. Lui affirmer qu’il n’était pas juste de mettre tous les politiques dans le même sac. Qu’il existait des partis – le mien, en particulier - qui luttent pour restaurer la crédibilité du politique, pour qui la transparence est primordiale et qui dénoncent sans relâche la connivence de leurs adversaires avec les forces du marchés. Des partis dont les membres ont bien conscience que leurs problèmes sont les mêmes que les siens, que ceux de ses collègues « indignatos » et pour qui la solidarité n’est pas un vain mot. Des mouvements qui mettent tout en œuvre pour que les lobbies soient maîtrisés, pour que l’agenda politique et les décisions qui en découlent ne soient plus indexés sur les cours de la bourse, pour que les agences de notation perdent leur pouvoir, pour que - tous ensemble, sans privilèges - nous menions une politique où l’économie est au service de l’humain et pas le contraire. J’aurais dû lui dire qu’à nous toutes et tous, nous allions redonner espoir à cette génération, que nous allions réinventer une politique de l’action. Que chacune chacun et d’entre nous allait tout donner durant les mois qui viennent pour faire triompher nos idéaux, de justice, de liberté et d’égalité. J’aurais dû le lui dire, mais – sur le moment – je ne l’ai pas fait. Ainsi, c’est à vous que je le dit aujourd’hui. En vous priant de le faire savoir autour de vous, de répandre aussi loin que possible ce message d’espoir, de confiance en nous, en nos valeurs, nos projets. Qui sait, peut-être l’atteindra-t-il ? … D’autant plus facilement d’ailleurs si nous l’emportons en octobre. Camarades, pour faire entendre notre voix, pour peser sur le débat : nous devons gagner ces élections ! Je compte sur vous ! …
